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Le mythe de « That girl » sur les réseaux

That girl ou la personne idéale…

Si tu as régulièrement l’occasion de te rendre sur les réseaux sociaux tels qu’Instagram ou encore TikTok, tu as sûrement du remarqué l’abondance de comptes prônant le fait de glow up. Notamment en devenant la fameuse that girl

that girl

Mais c’est quoi au juste glow up ?

Il s’agit de la combinaison de deux verbes anglais : glow et grow up, signifiant respectivement briller et grandir. Cette expression, apparue en France en 2014, s’est propagé sur les réseaux grâce à un challenge.

Celui-ci consistait à poster deux photos de soi, l’une durant l’adolescence et l’autre à l’âge adulte, dans le but de constater son évolution physique.

Le glow up est alors devenu, en quelque sorte, la définition d’une transformation physique positive.

Aujourd’hui, on utilise également cette expression pour parler d’une évolution mentale.

Apparition de l’idéal de that girl

that girl

Majoritairement connue sur TikTok, that girl est la personne qui se lève tôt (souvent 5h du matin pour effectuer sa miracle morning), médite, ne boit pas de soda, mais des smoothies, tient un journal, mange healthy, fait du sport au quotidien

Ce mode de vie est devenu petit à petit un idéal que les jeunes filles, particulièrement, vont alors chercher à atteindre.

Glow up = devenir that girl ?

Dans l’esprit de ces dernières, grandir et se construire est donc instantanément associé au fait de devenir comme that girl, qui les fait rêver.

Là vient ensuite l’inconvénient posé par cet idéal. Si celui-ci est un mode de vie qui convient très bien à certaines personnes, il est à l’opposé de la personnalité d’autres. Or glow up, ou en français, devenir la meilleure version de soi-même, n’a pas pour optique de transformer les goûts, valeurs d’une personne.

Devenir la meilleure version de soi-même, c’est développer des qualités déjà présentes, afin de les utiliser à meilleur escient par exemple. C’est aussi apprendre à aimer son corps et qui l’on est.

that girl

Il faut redéfinir cette expression. En effet, elle désigne plutôt l’évolution d’une personne conduisant à quelqu’un de confiant en ses capacités et se comportant avec lui-même comme il le ferait avec un ami. C’est-à-dire avec bienveillance et sans jugement, s’acceptant et s’aimant tel qu’il est, ou bien encore prenant sa vie en main.

Cette version « idéale » de nous-même n’est pas obligée de pratiquer un sport quotidiennement, ni d’être extrêmement cultivée et de lire au quotidien. Elle s’atteint à l’aide d’objectifs déterminés par la personne concernée, et non par un stéréotype sur les réseaux.

That girl, ou my that girl ?

C’est la raison pour laquelle les personnes prônant le fait d’avoir atteint leur objectif d’épanouissement ne devraient pas appeler ça une vie comme that girl. Elles devraient plutôt utiliser leur version propre à elles-mêmes de l’expression. Nous visions tous une vie épanouie et heureuse dans tous les domaines de notre quotidien. Mais pour autant, les objectifs pour arriver à notre idéal sont propres à chacun. Car il s’agit bien de notre idéal de vie personnel, et non un idéal de vie de la société.

Effectivement, ces challenges, que l’on croise partout sur les réseaux, sont souvent basés sur un principe de communauté. C’est-à-dire que l’on se motive tous mutuellement pour réussir le programme proposé par le compte suivi. Cependant, même si certains peuvent avoir des objectifs communs, tous les followers ne sont pas identiques.

Voilà pourquoi, si l’on souhaite créer un compte dans le but d’inspirer et de motiver les autres à évoluer vers leur idéal d’eux même, il est important de faire deux choses. Premièrement, il faut montrer de la diversité. Deuxièmement, il faut informer ces personnes que l’important, c’est l’atteinte dun objectif personnel, et non pas collectif.

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