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La destruction de l’Amazonie, une catastrophe aux allures d’apocalypse ! Reste-t-il un espoir ?

La destruction de l’Amazonie ne concerne pas que l’Amazonie. Cette catastrophe écologique et humanitaire peut-elle être évitée ?

L’Amazonie, un patrimoine écologique exceptionnel :

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L’Amazonie est une vaste région située en Amérique du Sud et traversée par le fleuve le plus important du monde en débit et le deuxième en longueur, l’Amazone.

En plus d’abriter 10 % de la biodiversité mondiale (plantes, poissons d’eau douce, reptiles, etc.), ce territoire accueille des millions de personnes vivant encore en grande majorité des services rendus par une nature prodigieuse.

À cette biodiversité s’ajoute des millions d’hectares de forêts denses, le tiers des forêts tropicales humides restantes de la planète et des milliers de kilomètres de rivières sinueuses.

Par ailleurs, cette région a la particularité d’abriter des centaines de milliers d’espèces dont une majorité est encore inconnue ou bien non répertoriée.

Les forêts et cours d’eau (environ 12 % des ressources mondiales en eau douce) de l’Amazonie, en dépit de leur luxuriance, sont fragiles et menacés.

L’Amazonie, poumon, aujourd’hui malade, de la planète :

On dit qu’elle est le « poumon de la terre ».

Elle est une source d’oxygène : 10 % de tout l’oxygène de la planète, ce qui est bien moins que les océans, mais pas négligeable pour autant.

Elle absorbe aussi une large part du carbone que nous émettons.

Depuis approximativement deux ans : l’Amazonie émet plus de carbone qu’elle n’en absorbe. Les scientifiques ont estimé que la quantité rejetée correspond à la pollution d’un pays comme le Japon en un an.

La déforestation en est la cause, on coupe un arbre, on le brule, il émet du carbone. Hier, elle dépolluait, aujourd’hui elle pollue.

C’est un cercle vicieux puisque la déforestation augmente le réchauffement climatique, donc le risque de sécheresse et ainsi la mort des arbres, et ainsi de suite…

L’Amazonie se transforme progressivement en savane faite d’arbustes et de broussailles. L’Amazonie, dans ces conditions, ne pourra plus créer sa propre pluie.

Des chercheurs ont estimé que si 25 % de la forêt était détruite, on atteindrait UN POINT DE NON-RETOUR. En effet, les conditions climatiques ne permettraient plus le maintien de la forêt. 17 % de la forêt serait déjà rasée, ON S’APPROCHE DU SEUIL FATIDIQUE ET APOCALYPTIQUE. Les scientifiques du Cirad expliquent cela. « Si la forêt amazonienne était totalement détruite, cela augmenterait la sécheresse sur tout le continent américain, et aussi l’érosion, ce qui entrainerait des inondations catastrophiques. ».

Les animaux et les plantes ne sont donc pas les seuls concernés.

Les causes humaines accrues par la folie d’un système incarné par Jair Bolsonaro :

On a identifié cinq fronts de déforestation tout autour de l’Amazonie.

Les activités humaines (minières, agricoles, feux, infrastructures énergétiques et de transport) ainsi que le dérèglement climatique sont responsables de la dégradation et de la destruction des écosystèmes de la région.

Aussi, Jair Bolsonaro, ex-« président » du Brésil, clamait haut et fort sa volonté d’exploiter la forêt. Il a coupé les finances aux organisations environnementales. Jair Bolsonaro a également décrété qu’il ne fallait plus laisser les indigènes entraver la marche du progrès. Il déclarait en 2019 : « Avec la technologie, dans vingt ans j’aurai une économie proche de celle du Japon. ».

Le président d’extrême droite tente de se faire réélire, avec un bilan environnemental considéré comme désastreux par les écologistes : sous son mandat, la déforestation annuelle en Amazonie a augmenté en moyenne de 75 % par rapport à la décennie précédente.

Une lueur d’espoir, un changement de régime politique :

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Les élections du 30 novembre voient arriver Lula au pouvoir, il promet « zéro tolérance » pour la déforestation. Lula a également essuyé son lot de critiques quand il était président. Sa décision de construire une énorme centrale hydro-électrique dans un État amazonien en est une des causes. Sa première année de mandat, en 2003, a été la deuxième la pire jamais enregistrée en termes de déforestation de l’Amazonie.

Mais le gouvernement Lula était ensuite parvenu à réduire progressivement cette déforestation : en 2010, il a quitté le pouvoir à des seuils historiquement bas.

Il a promis durant sa campagne d’aller « encore plus loin » que les engagements pris par le Brésil pour réduire ses émissions lors de l’Accord de Paris sur le climat en étant sans compromis dans la lutte contre la déforestation amazonienne.

Le combat et les paroles pleines de sagesse des indigènes :

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Les indigènes expliquent : « Ce qui nous sépare du monde occidental, c’est notre relation sacrée avec la terre mère. ».

Pour la comprendre, des précisions s’imposent : « la culture indigène s’oppose à une vision anthropocentrique du monde, il faut arrêter de penser que l’homme est au centre de tout. Nous respectons toutes les formes de vie. Il faut construire la paix non seulement avec des humains mais aussi avec la nature. ».

Dépouillée de son côté mystique, la notion de terre mère est un message profondément politique : NE PAS DÉTRUIRE CE QUI NOUS NOURRIT.

Mais c’est surtout une question de bon sens à propos de laquelle nous, occidentaux, avec nos modes de vie et aussi la société de consommation comme seul modèle économique viable, ferions bien de prendre modèle sur les habitants de la forêt.

CONCLUSION :

L’élection de Lula à la tête du Brésil, s’il peut tenir ses engagements, pourra éviter cette catastrophe qui concerne l’Humanité entière.

L’espoir demeure donc, d’ailleurs n’est-il pas, comme l’écrivait Paul Valéry, un scepticisme : c’est douter du malheur un instant. Maigre consolation pour les « éco-anxieux », j’en conviens, mais c’est déjà ça de pris par les temps qui courent… Non ?

Enfin, puisse le message des peuples autochtones, symbole d’un mode de vie ancestral et d’une conception de l’homme et de son rapport à la nature, être entendu par le plus grand nombre !

Sources : wwf.fr | charliehebdo.fr | sitegeo.fr

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